LA RONDE DES ANNEES

LA RONDE DES ANNEES

Quand on met voile à dix-sept ans,

On croit au Bonheur sans argent.

L’Amour sera toujours présent,

On fera mieux que nos parents.

Quand on divorce à trente ans,

On a des pansements plein les dents,

On a mordu un cœur en pierre,

Il y a du sang sur tous nos hiers.

Quand arrivent nos quarante printemps,

On épouse un rire charmant,

Mais, après cinq ans, il nous jette :

« Je voulais bon passeport helvète ! »

On a compris ce qu’est la vie :

Un plat d’épines « aux ça suffit ! »

On n’a plus faim de salsifis.

A cinquante ans, on croise du gris,

Un grand Merlin qui nous sourit

Il est beau comme un enchanteur,

Et il semble nous connaître par cœur.

Et pendant, vingt ans, sans faillir,

Chaque aurore a sa voix de lyre.

Il nous entoure de « je t’aime »

Car on est devenu sa reine.

Alors..

Alors, devant ses lèvres chaudes,

On chasse le désespoir qui rôde,

Notre passé demande pardon,

On croit au futur de mille ans…

 

 

ange dans Poésie.
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