La terre.

J'étais votre ami, votre confidente, votre paradis, votre mère.

J'étais votre ami, votre confidente, votre mère nourricière.

Je vous ai tant aimé, que j'en ai oublié la méfiance, que j'en ai oublié que l'homme était cupide, prétention et égoïste.

Je vous ai donné l'eau pure de mes rivières, l'air pur de mes cieux merveilleux, la mer pour contempler l'immensité de vos âmes, des animaux et des plantes pour vous nourrir, la pluie et le soleil, des arbres , pour comprendre et respirer.

Qu'à tu fais de ces richesses, mon ami, quand as tu fait ?

L'homme préfère son Moi, ou contempler son nombril, son compte en banque, sa promotion sociale, sa belle voiture de marque allemande, que tes splendeurs parfois encore intacts.

Des hommes résistent encore, parlant de moi, avec respect, amour, ceux que l'on appelle sauvages, païens, mais qui sont les vrais sauvages Mr Trump, ceux qui défendent nos générations futures, respectueux de la nature et des hommes, ou ceux qui détruisent tout pour le simple plaisir d'avoir leurs noms gravés en lettre d'or sur les portes des temples d'argent. 

Qu'est la puissance, d'un philosophe, d'un poète, d'un indien face aux multinationales comme santos, achetant leurs forfaits à coup de dollar à l'odeur d'Amoco Cadix, ce merveilleux moyen d'exploitation de l'homme par l'homme.

Les rivières, fleuves, cours d'eau ont perdu leur transparence et leur pureté, nitrate, pesticides et engrais chimique ont infiltré, contaminé, chaque parcelle, chaque goutte d'eau, chaque animaux, chaque plante puis chaque être humain. L'abeille se meurt sur un lit de désolation.

Les petits bateaux de green peace, se battent contre d'énormes tankers, et chasseurs de baleines, remplis de billets verts. A combien le baril ? Et à combien estimez_vous le sourire de nos enfants et de nos dauphins, de leur avenir dans un monde sain, humaniste et respectueux des êtres et des choses ?

Comme le disait un grand philosophe disparu il y a peu, faut-il s'indigner de cette inconséquence de l'homme, de son besoin de dominer, de posséder toujours plus, d'avoir la plus grosses voiture, la plus belle maison et la plus jolie femme....

Notre société formaté aux besoins nouveaux, esclave du progrès, nous pousse sans cesse vers plus d'achats, de changements, de nouvelles technologies qui nous rendent de plus en plus esclave de leurs rapidités et de leurs incursions dans notre vie de tous les jours, empiétant nos vies privées et parfois notre sommeil . A force de vouloir toujours plus, l'homme a finit par perdre son autonomie, sa liberté, et sa spiritualité.

L'homme ne sait plus regarder les étoiles, marcher pieds nus, il ne sert plus que son ambition démesuré, sans se soucier de l'après et du devenir de l'humanité.

Un chef indien d'Amazonie, vit un jour une partie de sa forêt rasée par des bulldozers, ^pour planter des palmiers, il eut cette phrase belle et innocente : mais comment va faite la terre pour respirer, si on lui enlève sa peau....

Un monde se meurt, espérons que le nouveau sur Mars soit plus sage, plus juste et plus respectueux de l'harmonie des  êtres et des choses.

Marc de St Point dans Poésie.
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