La Vanité.






La Vanité

 
Sur le rocher des vanités , et des paillettes mondaines ,
Le vieux crapaud coasse et tire à sa couverture ,
Le faible sans courage , qui lui sert de monture ,
Et le batracien congratule en réchauffant sa haine,

Auprès d’un mur de gentillesse, il crache ses prouesses,
Et se gausse dans ses atours et sa couche de maquillage ,
Pour cacher ses bulles de laideur et les rides de l’âge ,
Et le lâche est sa proie, car sa peur est faiblesse ,

Sur le bûcher des Vanités , le crapaud seul coasse ,
Et ses mots bien ciblés, viennent de boire la tasse ,
Il a perdu ses atours , et son oeil de velours,

A la splendeur de la vérité, il est un seul rocher,
Où l’escalade vers la majestueuse cime ,
N’appartient qu’aux gens simples qui n’ont rien à cacher .

 
Jeanine Chatelain   1er octobre 2017

 
« Il n’est pas en effet jusqu’aux ovules de la crapaude qui ne soit chargés de poison «  (Jean Rostand), La Vie des crapauds, 1933)

Picardie dans Poésie.
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