La vie éternelle.(Sonnet Alexandrin)

La fontaine qui sert à me désaltérer
Pour feindre l'oubli coule abondamment encore.
Et ne se tarira vraiment qu'après ma mort.
Comme mes larmes, de passions éthérées.

Ma peine, ma douleur que je veux préserver
Du long et si amer deuil, causé par sa perte,
Trouble mon âme chagrine, en ces temps mauvais
Par d'horribles et pesantes plaies grand ouvertes.

Pourquoi je perds sitôt tous ceux que j'ai aimé ?
    Je blasphème et ma raison fléchit désormais.
Dois-je subir du ciel cette épreuve cruelle ?

Faut-il prier tout bas et retenir mes pleurs ?
Quand il ne me reste plus que de la rancœur,
Pour les divines nefs des cendres éternelles.

Omar de Lyon dans Poésie.
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