L’amour est humain

Combattants des lits dénudés
Qui se balancent en cadence
Sur des fleuves d’amours délurés
Et l’harmonie musicale d’un souffle qui danse.

Combattants transis des nuits sans sommeil,
Des soupirs soulagés glissent au creux des oreilles
Et pour unique réponse à la complainte du temps,
Des mordantes lèvres qui hurlent en silence des slogans.

« Je t’aime »
« Oh oui, je t’aime ! »

L’amour est un champ de bataille
Où aucune fenêtre, aucune faille
Halent l’eau et la sueur des amants.

Et ils boiront au creux de tous ces pans
Qui s’offrent à leurs mains délicates.
Pas besoin de penseurs pour les écarlates

Vitrines bombées sous le torse des hommes
Et ils savourent leur plaisir
Comme je mords dans une pomme.
Peu importe le flacon de l’ivresse
Pourvu qu’il y ait l’enivrement d’un rire.
Et quand toujours sous les mains, quelques caresses
S’égarent sans crier gare et se mettent à nues
J’ai des visions d’anges déchus tombés du dessus.

Qui donc fera taire les hurlements furieux
De nos cœurs et de nos discours silencieux ?
Il n’y a pas de mauvaise conscience sur un lit
Aux draps froissés, et encore moins de terribles délits.

Sous les vapeurs matinales des alcôves bleuies
Les amants aventureux se trouvent maintenant blottis,
Et s’endorment enfin, et dans leurs rêves d’espace,
Ils se voient encore à tirer les stores du palace.

L’amour est humain,
Et nous construisons
Le monde de demain.
Vous puisez sous le pont,
Les soupirs de vos vertiges.
Comme une fleur qui pousse
Sur une grande verte tige.
Et l’amour qui nous pousse
A poursuivre le chemin
Pour les enfants de demain.

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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