L'antre déchirement

L’ANTRE – DECHIREMENT

C’est dans le désarroi que l’antre s’ouvre ;
L’oeuvre du déchirement entre en scène !
Treize à table et c’est la cène du judas
Le judaïsme y épuise-t-il  sa source ?
Le christianisme y puise la souffrance
Comme l’antre déchirement divin :
La trinité devant l’éternel,
C’est l’Autre, qui aimant, vous caresse
De la paume de sa paresseuse main
Et il vous dit moult promesses
Pour de meilleurs lendemains !

Après le vau d'or, "l'étable" de la loi fait peur !
Le second testament, la fin d'un dieu vengeur?

Croix de bois ! Croix de fer ! Si je m'ens je vais en enfer !
Or comme « je m'ens » est toujours vrai
La chute s’est avérée d’emblée nécessaire
Sinon le Très Haut aurait eu fort à faire
Ce n’était pas la finalité de l’Eden ?
Ni du verbe ? Encore moins celle de la création ?
Qu’elle était telle ? Dieu Seul lui le savait ?
En tout cas pour que la chute a eu lieu.
Dieu est mort avec ?
Il a fallu non pas enfreindre seulement l’interdit
De l’arbre de la connaissance.
Un antre déchirement : Cette béance,
Cette vacuité de l’être qui nous tenaille tant, pas à pas ;
Depuis « que Le non Etre est apparu comme n'étant pas ».
La métaphysique s'impose comme questionnement :
« Le non être n’est pas, il ne peut être dit, ni penser »
Parménide le disait,
« Le vide et  l’absence de vocable, le vide de se dire – Ou de ne pas se dire – se vide »,
Edmond JABES l'ajustait.

L’antre déchirement, c’est mon abîme ;
Mon déferlement, mon feulement d’intranquillité
Mon angoisse de vivre encore,  l’infirme.  
Mon « écrit - ure » tente l’élision que je confirme
Mon inaptitude en ce monde à être : l’affirme

Vivacité de l’esprit de la feuille de « pâle-mier »
Sur un feu de "flemme" bleutée,
Jaillissement de la brique pourpre noire
Le papyrus palmier s’effiloche et s’envole au vent d’ouest
L’antre déchirement s’allume comme de la braise d'est  
Ardente;
Les fils des flammes ment dépassent l'imposé : le cadre.
Entrelacement, entrelacs ;
Enlacements; lascifs de centres sphériques sans couacs
Le  « Con - nique » en diagonal et « Court – bures » adolescentes.

Malsaines, l’antre déchirement nouménal
De l’hymen sous hydromel, médicinale
L’hydre anale détermine mon envie
L’hymen fait l’iguane phénoménal.
J’ai l’envie nonchalante de mourir ici :

Dans ce feu de flammes ardentes
Désir messianique de Dante
C’est le buisson ardent qui me parle à moi
Dieu lui-même m’abandonne au joug de la torah

L’antre déchirement de mon hymen – anal
Analogie de la parole du verbe : nominalisme
L’antre déchirement, ment !
Le cri cru du mental inaccessible : l'anomie du mental

Le manteau déchire l’entre deux jambes
Le marteau martèle lentement l’enclume
Et moi "j'évapore" dans les pores qu’on hume
L’instant de la rencontre inopportune : je bande.

Fabien Rogier dans Poésie.
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