L'arésistance

Faites révérence
Tendez poignets, maniez langue de cour
Les ombres s'avancent
De tous recoins, récusant le jour
Les vautours s'élancent
Des minarets et des clochetours
Des enfers éminents où l'on dévoie l'amour

Les vampires des sens
S'agitent aux nuits, murmurent alentour
Le sang leur créance
Un poing rageur enserre nos coeurs lourds
Je sens leur présence
J'erre dans la ville où l'on discourre
La tête m'intime de faire demi-tour

L'obéissance
Aux nervis, aux zélateurs de la loi
Est une jouissance
Pour peu voyez-vous, qu'on y croie
Mais son absence
Sert de ferment à ce qui leur fait effroi
Leurs opulences ne tiennent qu'à nos émois

Passé sous silence
Le tourment est plus grand chaque fois
Que l'indécence
Nous rappelle certains de nos choix
Mais la balance
Penche toujours vers les émules bourgeois
Les éminences nous tiennent à l'oeil et au doigt

Visions immenses
La vérité se conjugue au futur
Mais on encense
Des imposteurs, de tristes natures
Dans l'insouciance
Vendeurs de sable, marchands d'air pur
Se muent en hérauts de nos désaventures

Sans importance
Les faibles ont tous accepté l'augure
Des décadences
Des hommes d'ici, qui n'ont plus d'allure
Pardonnez offenses
Nous discuterons des moyens de torture
Tandis qu'eux parlent d'ériger des murs

olivedzep dans Poésie.
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