Le bonheur de Sisyphe

A répéter sans cesse, en des vies aliénantes,
Tous ces gestes et mots aux destins improbables
En voulant espérer de ce qui les enfante,
Devenons-nous la proie de nos inéluctables ?
 
Mais déjà, Sommes-nous ? S’il ne demeure rien
Que quelque pantomime en guise de posture
Dédiée à l’insipide d’un parcours sans dessein,
Quelles étoiles nous ferons grâce d’augure ?
 
Il reste, il faut le croire, en nos cœurs endormis
Que l’âme ne sait plus emporter vers les cimes
Ou des paysages aux grandeurs affermies,
L’exhalaison fragile d’idéal légitime.
 
Viendrait alors le temps absolu et divin,
D’une immortalité à détrôner l’enfer
Faite du seul génie de nos rêves humains,
Engendré d’un réel monotone et appert.

Fanch dans Poésie.
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