Le chaud de l'été

Le chaud de l’été se dessine
Sur l’asphalte de ma  route
Quand mirage  monte sur sa croûte
En ses sueurs qui se lèvent  lourdes
Sur mes yeux  brûlant qui les  assassinent
 
Dans les villages on entend,  seul le grillon
Tous les corps sont là immobile,petite mort
Pour attendre que le temps reviennealors
Quand il  se fera dompter au présent des Signor
Et il qu'il  s'acoquinera gentil  au frais du nord
 Et  chaudse laissera aller comme vilain poltron
 
La fontaine de midi se laisseintimider
Elle pleure la condensation de sonmalheur
Vivra-t-elle encor le tout, tout  à l’heure
Quand chacun reprendra sa bonne humeur
Pour venir jouer à pied mouillé avecbonheur
Quand l’enfant au multicolore bonnet,
Feinte intentionné le chaud pour  l’oublier
 
La bière, le soda, la limonade à flotcoulent
Les pigeons dans la place  désertent,  roucoulent
Mais dans sagesse du chaud, là  se mettent en boule
Leurs ailes les ventent fugitives commedes poules
Pour faire courir coq loin des rumeursde la foule
Quand le  chaud veut vous tuer, canicule qui se défoule
 
De partout toile du   cielbleu domine le chaud
Les esprits s’extirpent pour dire toutce beau
Mais là le lourd poids du temps lescorrompt
Il n’est de seconde où ils ne  s’affaissent avec raison
Là s’endort ce qu’écrit aurait pu êtrele bon du beau
Se sommeillent les mots ils n’ont pluschemin là haut
Le chaud les a poussé dans le lit duqui a  bon dos
☼₣€

modepoete dans Poésie.
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