LE COEUR

Ce texte est une réponse à SI TU AS UN COEUR de Duchesse.
Par amour, par amitié,
Dans la souffrance, la détresse,
Dans le bonheur, la tendresse,
Un cœur est toujours à la recherche
D'un autre cœur pour partager,
Toujours prêt à tendre une perche,
Être deux à conjuguer
Ce diable verbe aimer.
Il est le reflet des saisons.
Être le froid et la glace de l'hiver,
Le soleil, la chaleur de l'été.
Du printemps, le sourire d'une fleur,
De l'automne, les soupirs du vent,
La chute lente des feuilles mortes.
La triste vie en solitaire
N'est pas pour lui salutaire.
Il se languit, se dessèche
Dans les pluies de l'abandon,
Préfère tonnerre et orage
Eviter tout mortel naufrage,
Avoir l'arc-en-ciel du pardon,
D'un cœur aimant, le précieux avantage,
Sa force d'aimer au mépris de la raison.
Par amour, par amitié,
Dans la souffrance, la détresse,
Dans le bonheur, la tendresse,
Un cœur est une partie des cieux
Qui se mire dans l'océan bleu,
La source de l'innocence,
Tous les avantages du bonheur,
Tous les mots qu'il ne dit pas
Quand il plonge dans un regard,
Être son double, son miroir.
Aimer et être aimé vraiment,
Pour lui la seule chose qui compte
Et qui sait résister à l'air du temps
Dans ce monde d'éphémères futilités.
Il reste ce cœur inépuisable
Aux richesses inestimables
D'une éternelle jeunesse,
Avec en plus la sagesse,
Dans un corps vieillissant lentement,
Perdant toutes ses richesses d’antan.

Troubadour dans Poésie.

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