Le feu

Je devine, caché, le feu brûlant de naître
Sous l’amas de bois mort où tressaille un soupir :
Minuscule frisson tout près de s’assoupir,
Ecume insaisissable en quête de son être.

Et tandis que debout je songe à la fenêtre,
Une étincelle enfin va trembler, va grandir,
Puis une flamme alors, comme au ciel d’Agadir,
Va se multiplier, chaude, pour mon bien-être.

Et voilà qu’en sifflant toutes les bûches font
Tournoyer leur halo jusque vers le plafond ;
Voilà que chaque braise envoûte l’atmosphère.

Et moi devant ce choc éruptif… sibyllin,
Ravagé d’un amour que rien ne peut défaire,
J’enlace du regard le feu dont je suis plein.


Thierry Cabot (La Blessure des Mots)
http://www.accents-poetiques-editions.com/produit/la-blessure-des-mots/

Thierry CABOT dans Poésie.
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