Le foulard de soie

J’ai bourlingué partout en fuyant le bonheur
Dans la soute à charbon je faisais le voyage
Qui m’emportait surtout loin des yeux loin du cœur
Dans des pays lointains, vivant comme un sauvage

Je t’ai un jour croisé dans les bas-fonds chinois
Et tu m’as emporté comme du fond,  la lame
La beauté de ton corps pour la première fois
A fait vibrer mon cœur et affolé mon âme

Nous vivions  la nuit  et dormions le jour  
Dans des  taudis crasseux et des chambres sordides
Ton corps rivé au mien décuplant notre amour
émettait des frissons sous les chaleurs torrides

Un matin au réveil tu avais disparu
A partir de ce jour débuta ma torture  
Ce foulard de soie posé sur mon corps nu
C’était ton au revoir ton cadeau de rupture

A quoi bon insister quand la vie se retire
J’ai passé avec toi des moments merveilleux
Peut être un de ces jours si le regret m’attire
Rejoindrais-je le ciel pour te suivre des yeux

chavigner dans Poésie.
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