Le jardin perdu

Tu poses le même regard
Sur le jardin fané
Cette ombre plate amarrée
Au bateau flottant
 
Le capitaine vieil Ours
Des longues distances
En vaisseaux de silence,
Scrute la route et les lumières,
Comme un dernier épi arraché
L’encre est levée
 
Loin derrière, la belle terre
Tu sèmes au large, et en travers
Les graines du jardin perdu
Que des lotus aux champs de pavots
Le grand univers en verdisse sitôt
 
Oh capitaine tiens bien les airs
Laisses nos rêves s’accrocher
Respire le grand univers
On fera rejouer la terre
 
 Les mats abandonnés d’un bateau
De la main salue Geronimo
Les fantômes tourmentés du calumet
Se meurent de n’avoir pu semer
A terre, quand l’encre a levée
 
Au souvenir du jardin perdu
Des souvenirs aux deuils acculés
Les champs viendront à refleurir
Après les hommes abandonnés
Auprès des hommes réconciliés
 
Oh capitaine tiens bien les airs
Garde nos rêves accrochés
Très tard dans le grand univers
Jusqu’à notre retour sur Terre
Au jardin perdu
 
On reviendra s’aimer
Au jardin perdu
On reviendra s’aimer.

ouisti82 dans Poésie.
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