le loup pour Louve.

Regard brûlant comme la lumière, 

Comme une ombre du passé, il s'avance

Sans un bruit, ondulant tel un serpent des sables, 

Il m'apparaît, noble animal, trop longtemps décrié et exterminé,

Humant l'air d'un matin nouveau, il regarde du haut de sa colline,

Pays des hommes, aux blanc moutons, proies faciles, pour une telle intelligence,

Chez lui, point d'envie comme l'homme de tuer, pour le plaisir, mais juste survivre,

Non loin de là, dans une tanière bien dissimulée, derrière de hautes fougères,

Sa famille, une belle louve aimante et fidèle, et de charmants petits louveteaux,

La vie pourrait être belle pour cette famille, s'il ne s'attaquait aux moutons des fermiers.

Ma vie était si simple jadis, se dit le loup, en mes innombrables forêts, aux animaux abondants,

Nous étions familles nombreuses, vivions en harmonie,

Mais l'homme et ses superstitions, m'ont désigné comme le corbeau ou la chouette, 

Animal du malin, animal du diable, allant jusqu'à m'accuser de dévorer les petits enfants.

Que dire, que faire, moi pauvre loup, mon territoire est devenu si petit, mes proies si rares, 

Là devant moi, ces moutons si gras, mes petits ont si faim .....

Quand la grande nuit viendra, j'irai tuer un ou deux moutons, 

Et pourtant j'ai si peur de ces hommes qui ont tant fait de mal à ma grande famille,

Mon frère loup, à été tué lors d'une battue, car il paraît que nous étions trop nombreux, 

Pourquoi, ne sommes-nous pas aimés, peur du  grand méchant loup, de la bête du Gévaudan ? 

Reste les morsures de la bêtise humaine, de l'incompréhension et de la folie des hommes,

Il repartit, le fier animal, aux regards si profond, soleil ardent, force douce ,

Se fondant dans les bosquets et rochers, il rejoignit sa tanière, sa famille,

Demain un mouton aura disparu, et il sera de nouveau maudit et pourchassé,

Court le long des ruisseaux avec ta compagne, vole de fleurs en fleurs, 

L'homme comprendra peut-être alors un jour, qu'il est lui même un loup, 

Mais beaucoup moins sage et bien moins rempli de noblesse.

Vole mon magnifique loup sous la pleine lune et hurle le chant des autres mondes, car celui-ci,

N'a pas encore compris toute la noblesse, l'intelligence, et l'utilité de ta race...

Loup n'oublie pas qui tu es, une race de seigneur, dans un monde de brigands.

Marc de St Point dans Poésie.
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