Le Mur

Regardez ce haut Mur qui nous cache le ciel
Qui se met en travers des sentiers étoilés
Voyageurs, regardez, ce fantôme voilé
Qui se dresse arrogant comme un dieu sentinelle

Il est haut il est laid il n’est fait que de pierres
Insensible aux appels exaltés des amants
Il ne voit ni n’entend dans les pleurs et les chants
Qu’un écho monotone, ennuyeux et pervers

Pourtant je dois te voir c’est là mon plus beau rêve
Mais cet amas de pierres et de méchanceté
Refuse mes appels comme un monstre entêté
J’attendrai, cependant, que le soleil se lève

Qui saura démolir ce géant dépravé
Plus austère et plus sombre qu’une vieille prison ?
Qui saura nous ouvrir dans le cœur du démon
Juste un pan de lumière pour te voir et rêver ?

Peut-être après la nuit le Mur ne sera plus
Qu’un bel amas de fleurs baignant dans la rosée
Et des Nains de jardins tous rougis de baisers
De leur âme d’argile souffleront le salut

Poème extrait de mon recueil, Larmes et folies

Abdel.Koulla dans Poésie.
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