Le poète et les lectrices

J’évoque, je provoque,

Et je vous convoque,

J’attache de l’importance,

Je vous attire de mon errance,

 

 

Cela vous fascine, c’est expressif,

Et d’une certaine manière, j’envoûte,

De mes mots posés, comme des récifs,

J’esquive, ô frêle esquif qui dans la voute,

 

 

Caresse l’érotisme attrayant des mots.

Tout est suggestif, je vous l’avoue,

Fort à propos, charme de peau à peau,

J’ensorcelle et j’aguiche de moi à vous.

 

 

Vous me lisez, vous me déshabillez,

Par vos regards posés sur mes lignes,

D’un charme, vous me trouvez, et je signe,

Comme c’est affriolant de poser ce baiser

 

 

Trempé dans l’encre de mon cœur,

Vous imaginez la scène,

Vous pourriez glisser, et de peur,

De chuter dans la Seine.

 

 

 

Je serais là, d’une main et d’une plume,

J’engagerai le combat pour vous secourir,

Décrocher, c’est prometteur, la lune,

Galant poète qui, d’un plaisir, vous offrir

 

 

Ces quelques lignes du soir,

A jamais vous me relisez,

Quand tombe le rideau du soir,

Sur vos paupières excitées.

 

 

Le poète, est de cela, de la magie,

Des mots, reconnaissez mesdames,

Que l’attirance des vers du délit,

Vous blêmissez chère amie, d’un drame.

 

 

Il convient de finir maintenant,

En attendant un autre jour qui se lève,

Il convient de conclure lentement,

Pour les Succubes, les filles d’Ève,

 

 

De vous à moi,

Et d’un émoi,

Vous dire simplement,

Je vous aime tendrement.

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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