LE REGARD DES GENS


J’étais tout en cafard
J’étais tout en sanglots
Assis sur le trottoir
Je faisais le gros dos

Le regard des gens
S’esquivait en me voyant
Le regard des gens
S’esquivait en me voyant

Un sapin solitaire
Me tenait compagnie
Je voyais dans la poussière
Passer tous les nantis

Il pleurait sur les vitres
Je finissais mon litre
Sur le mauvais côté
De la vitrine illuminée

J’étais tout en douleur
J’étais tout en chagrin
Et le cœur sur la main
Je mendiais du bonheur

Le regard des gens
S’esquivait en me croisant
Le regard des gens
S’esquivait en me croisant

Un enfant m’a souri
M’a tendu un bonbon
Sa mère a réagit
Et lui a dit Ah non

Devant le beau sapin
Elle m’a enguirlandé
J’ai pas eu dans ma main
De cadeau d’amitié

J’étais tout en cafard
J’étais tout en sanglots
Assis sur le trottoir
Je faisais le gros dos

J’étais tout en douleur
J’étais tout en chagrin
Et le coeur sur la main
Je mendiais du bonheur

Le regard des gens
S’échappait en me broyant
Le regard des gens
S’effaçait en me broyant

J’ai le cœur en grisaille
J’ai le cœur en lambeaux
Et je me sens de trop
Il faut que je m'en aille

musique   Maurice SOURMAIL
paroles   Bernard  PICHARDIE

Bernard Pichardie dans Poésie.
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