Le sablier

Le sablier

 

Inlassablement je retourne le sablier
Et je prends le temps de regarder
Grain à grain, à travers le verre
Tomber, comme on égrène une terre.

Inlassablement, j’ai décidé
De rester assis à contempler
Le sablier sur son socle de bois
A l’abri de la pluie sous mon toit.

De temps en temps, un geste esquive
La quiétude du silence dans la pièce
Comme une libellule, autour d’une rive
Et de ce temps, je vous acquiesce

Que tout cela n’est qu’une illusion
Pour tromper cet ennui qui s’installe,
Et déchoir dans l’abnégation
D’une pensée aussi vide qu’abyssale.

Inlassablement je retourne au sablier
Et je prends le temps de regarder
Grain à grain, à travers le verre
Tomber, comme j’égrène une terre.

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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