Le vent lent m'emporte .

Bien souvent ,
Le vent lent  ,
Qui se lance  ,
M ' encense 
De son orgueil
Jusqu'au seuil ;
De ma porte ,
Et m'emporte .
Le lent vent ,
Violent ,
Sans empire ,
Fait vampire .
Ne sautant ,
Ne passant ,
Mes babioles ,
Mes bricoles
 .qu'il ramasse , 
Et fracasse .
Plus souvent  .
Le vent lent ,
Qui s'emporte ,
A ma porte ,
Est  tout gris ,
De débris  :
De bagages ,
De plumages .
Tous soulevés
Et ventilés ,
Et  même ,
Ceux que j'aime ,
Tous grondés ,
Et  soulevés .
Il emporte
En cohorte  ;
Mes amis
De jadis  ;
Ceux que j'aime ,
A l'extrême ,
Il les lève ,
Les soulève ,
Et  sans honte ,
Les emporte .
Très souvent ,
Le vent lent ,
Qui me frappe ,
Me retarde  ,
Sur le chemin ,
Du  destin.
Seul en marche ,
Je m'emporte ,
Et je doute
Sur ma route.
Bien souvent ,
Le vent lent ,
Qui me frappe ,
Me rattrape ,
A ma porte ,
Et m'emporte .
Et tremblant
De vent lent ,
Je découvre ,
Mon encombre .
O mon Dieu 
Mon bon Dieu ,
Que je  nomme  !
Ne me donne ,
Au lent vent
Violent ,
Qu'il m'emporte .


 

Barrymoussa180 dans Poésie.
- 150 lectures - mention j'aime

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. En savoir plus.