Le voyeur



Quand du fleuve jaune et boueux de la Garonne,
Rejette mon âme sur les berges amorphes,
Je contemple vos corps, si lascifs et pensifs,
Je caresse l’envie d’accepter, -oh, votre offre !-

Et pourtant préservé mais jamais contemplé,
Et toutes les ombres, -sur vos rives,- étonnent,
Des formes humaines sur les frêles récifs ;
Des femmes ! une femme, à peine devinée !

Personne ne vous voit comme je vous contemple,
Dans vos solitudes maquillées de ce jour,
Et les pâturages coupables à vos temples ;

Je garderai d’ici, tous les secrets antiques,
Cet amour si sauvage, de la femme atours
Pour les autres femmes, de mes rêves phalliques !

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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