les désirs interdits

la vérité dans tes yeux,
la loi dans tes bras, la vérité du glaive,
le rejet du Talion, un embryon miséricordieux
qui remplit le verbe, aspire la sève
et te soustrait aux condamnations

la fumée qui s'enfuit des bouches tordues
en ces climats d'extrême tension
répond dans la nuit à ces montées à cru
sur les dos ployés de nos frères en haillons

le bonheur c'est cet envol des saisons
lorsqu'on s'aime malgré les saignées du sérail
malgré le labeur et ces infinies réactions
qui pleuvent sur le monde nu
où nous vaquons comme paisse le bétail

des rivières d'excès strient nos routes, écoute,
vois : des gués surgissent où poser le pied,
mais les larmes de nos pères,
de nos précepteurs en banqueroute
dans cette réalité qui nous enferre
noient nos volontés et ma réalité toute

alors écarte-toi, laisse moi vrombir,
faire honneur à nos vœux assassinés,
répudier les sales mots psalmodiés
par les tenants du vice et du pire,
saisir à la volée sur ma lyre la clé du dernier rire exprimé

olivedzep dans Poésie.
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