les écrits vains

LES ECRITS VINS
 
 
 
Les écrits vins, sont-ce ces gens accoudés aux comptoirs ?
Ces bonnes gens, du tout à chacun, incertains rangées en boudoirs ?
Les écrits vins sont-ce ces verres trinqués et troqués contre des vers solitaires.
Anamorphoses et andropauses, à l’assommoir
On peut toujours corriger ce défaut du soir
On joue du coude qui nous guide à la bouche,
On déjoue du dé, on trinque à …, on blague à part
Fumerolles de tabac à fumer, à rouler, à pipe, exposition d’art ?
Articles en tous genres : revues et journaux pour potasser et papoter
Blanc de blanc, petits muscadet, café et chocolat tout y est pour se sentir bien
A prendre son verre et partager des moments anodins du quotidien.   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
ECRITS VINS I
 
 
 
Ce ne sont pas les prolégomènes
A toutes les emphases de Philomène,
Qui m’embarrassent tous les jours et cela tellement
Que je souhaite ardemment que ces fadaises
Cessent au plus vite car elle provoque en moi une anamnèse.
 
 
Tout comme les salmonidés remontant le cours de la rivière
Se rendre à la source originelle,
Le ressouvenir de Philomène en arrière
Appelle en moi une anamorphose irréelle
 
 
Le miroir du souvenir d’elle, en moi repose sur une virtualité :
L’homme poisson que je suis est en plein barycentre
Entre le souvenir et le reflet de mes écailles sur l’angle mort, épicentre,
 Du comptoir sur lequel je me suis accoudé picolant mon blanc de blanc, arrosé.
 
 
Las, positionné toujours en latence, remontant le cours de la rivière
Je suis sous le regard concupiscent de cette femme  bière,
La pro flexion  n’ont ici rien avoir avec la pression ni la précision
De l’incision en vers ici servi comme instrument de précision
 
 
C’est le retour à une pratique pro nuptiale,
Une maïeutique  qui est de l‘ordre du prénatale
De l’haptonomie, à l’autonomie au simplement beau :
Et si les enfants naissaient dans le coeur de l’Artichaut.
 
 
                                                                  A Stéphane  LEBRETON
 
 
 
 
 
 
 
 
LES ECRITS VINS II
 
 
Les écrivains de la beat génération ne sont plus là :
Jack KEROUAC du clochard céleste est mort ici bas
 Au Festin nu d’Allan GINSBERG, du meurtre de sa femme absout
Mais il a fini comme le dernier des proscrits de la littérature :
Un certain oubli le tout est un zest de ratures
D’impunité et d’intimité avec l’aiguille et son chas.
 
 
La shooteuse, agrémentée de la schnouf vous envoie
De l’autre côté du miroir : Alice où est –tu ?
On vous vend les vertus de l’abyssal canon de beauté : le festin nu !
Zoomée et habilement placée dans un déshabillé :
On vous crack tels les virus, ça vous chauffe les narines
Comme les apprentis de la vente, on peaufine.
Le piège de cristal c’est le remède  de cheval
Car quoi de mieux que de l’afghan,
Qui ayant cheminé de l’orient à l’occident,
Qui de pur aloi, vous transporte loin de vous…
 
 
Quoique la blanche colombienne soit la plus pure
 La cure s’avère sévère et austère même si la ganja
Du Botswana m’a mis dans un mauvais trip.
Tout n’est pas question de dose
Dans celui qui te fourgue le poison doré,
Comme le salmonidé tu peux remonter à contre courant,
La vie est en osmose avec le maudit,  jamais avec l’eau de rose
Le passager noir est en overdose,
Souvent la porte est close
Et pourtant
Les portes de la perception s’ouvrent sur un autre « dit mention »
C’est le Big bang des neurones : un instant,
C’est un intact instinct de démolition qu’est l’addiction.
 
 
A Patrick SALMON 
 
 
 
 
LES ECRITS VINS III
 
 
 
Dans les bouteilles et verres qui s’y ajoutent, ou plutôt s’y jouxtent,
J’ai vu une chatte passer par la trappe et marcher à quatre pattes.
 
Partie depuis quelques temps j’ai bien peur qu’elle n’en ai profité pour s’escarbiller, s’esbigner pour remplir ses ovaires.
Ma chatte « Laval » avait pris ses guêtres.
 
Je ne peux savoir si elle a pris ses précautions
Lors de son excursion, elle a dû croiser moult morpions
Egarés soit sur des congénères, soit parterre ?
Mais le poil dru, semble indiquer
Que c’est son vibro à chatons, ses mamelles pleines me l’indiquent.
 
Elle ne mérite pas son nom Laval
Car chez elle, les odeurs sont les mêmes entre son sexe et son anus
Une odeurs anisée. Est-ce dû à la partouze d’hier au soir dans la rue :
Où les chats miaulaient, crissaient à la mort, appuyées sur leurs tendons.
Laval tout en elle rappelle la petite vérole et les oreillons
Cette chatte c’est mon symptôme, mes boutons !
   Elle est mon palindrome
Mon Laval tout !!!
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
L’ECRIT VIN IV
 
Salo ou les cent vingt jours de Sodome
Le marquis de SADE lui-même aurait pu y alimenter son imaginaire
Dans mes exaltations de nuit de sodomie
Mêmes si celles-ci débutent dans le flot et le flux
Les mots débitent un semblant  de préliminaires
Sans que tout cela ne soit extraordinaire
Tout commence soit par une fellation ou un cunnilingus
Les deux à la fois, cela dépend de sa connaissance du KAMASUTRA.
 
Tout n’est pas affaire que de position et de séduction :
Il nous faut un mâle reproducteur
Et une femelle matrice pour l’acteur.
On peut penser que tout n’est qu’effluves
Hormones et phéromones « sensualisées ».
Notre sexualité n’est pas ce qu’elle est
C’est là où les sens sont enlisés :
L’un est porteur de spermatozoïdes
L’autre dépend du cycle d’ovulation.
Mais l’acte sexuel n’est pas que visée reproductive
On le perçoit dans la Pénétration, la vive !
A citer : du rentre dedans ! C’est la clef élective !
Au paroxysme de la Vasectomie, elle avive !
L’essence de l’éros, l’objet que l’on rutile !
N’est plus donné que comme utile :
Un « sexe  toys » personnalisé, sans la crainte
Qu’un soir de beuverie et par abus de pinte
De voire poindre dans neuf mois un mouflet !
Et d’avoir à oindre ce moufl'on à souhait. !
 
A nous deux, à nous trois et plus les jeux d’amour
Tartinée de Beurre ces corps langoureux,
Et y ajouter, pourquoi pas, du Nutella  pour…
Il y a tellement de corps  en Confiture amoureux
Cette gelée humaine : toujours cette même obsession
Qui tambourine comme une scansion !
Les mots sont toujours les mêmes
Quand il s’agit du « je t’aime »
Moi non plus, je veux juste qu’on s’aime
Une fois, pour un soir ou par hasard un peu plus longtemps.
                                                                  
L’ECRIT VIN V
A Laurent BAUSSON
 
J’ai voyagé sous les tropiques,
Sur un navire à l’allure de radeau
Après moult escales
J’ai pris le temps d’aller au Brésil
Visiter la BRAZZAVILLE
Situer loin dans les terres
ST LAURENT ZELAMERE
LE MANS ville ouvrière, son Abbaye
Ville de rois qui ne l’ont jamais occupée
Fraîcheur et froideur des cœurs
 
Humidité et moiteur tropicale de la GUYANNE
Sécheresse et torpeur de  N’DJAMENA
Ces vieilles villes d’Afrique d’ATTI,
MONGO, MOUSERO,
Et biens d’autres îles que sont ces ports des désirs déchus
 
 
Au porte du LIBAN, où trop longtemps a coulé de sang
D’ABECHE à MARIE PASSOULA jusqu’à CAYENNE
Les forçats des pénitenciers, et les marins ont en communs
Le sentiment de la distance et de la persistance des parfums
La mer me manque tout autant que ces villes aux senteurs particulières
Ces gens, ces hommes et ses femmes que j’ai pu rencontrer hier
Il ne m’en reste que des souvenirs des saveurs et des senteurs
Que je peux pointer du doigt sur un planisphère, cap sur les sons d’hier
La marine a ce don du métier qui disparaît, quand de guerre lasse
On arrête de naviguer on s’aperçoit, on se souvient des lointaines passes
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
L’ECRIT VIN VI
 
 
Grosse est ma : tête !
Petite est ma : vie :
Charnu est mon : corps
Vieille et lippue est ma lèvre !
Je décrie  et je décris ma Belle-mère ?
Raclette, impatientes des pupilles de ma mère
Odeurs persistantes de mes pieds austères
Bisous pour ceux qui meurent à feu doux !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
L’ECRIT VIN VII
 
Fainéant, je le suis
Assisté j’aimerai le rester
Trop cher pour m’acheter
Payer le racket fiscal c’est s’endetter
Mare, quand on y est dedans : on y crève, on s’y noie
Ne plus travailler, c’est enfin se libérer
Toucher un libellé labellisé
Richesse je te veux, et je t’en veux
Car travailler « trepallum »
Torture est ton nom !
 

Fabien Rogier dans Poésie.
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