Les goules III

Ce texte est une réponse à Les goules II de Hubert-Tadéo Félizé.
Chant III

Contemplez nos âmes dans l’enceinte infernale,
quand surgit le taureau des enfers et fouaille
Nos corps au couchant jusqu’aux aurores fatales ;
Voyez Ô Dieu comment se perdent vos ouailles.

Ainsi donc, des mortes couches de ces tombeaux,
Où nous justifierons encore par nous-mêmes,
Sous la lumière si blême de ces flambeaux,
Qu’il était bon de mourir un jour de Carême.

Nous marchons sur de solitudes cœurs de pierre,
Fragiles sont nos âmes damnées, quand la mort
Nous appâte à chaque repas six pieds sous terre,
Et disposons du silence pour nos remords.

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
- 26 lectures - mention j'aime

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. En savoir plus.