Les lignes du cœur

Les lignes du cœur

Des vaisseaux coloniaux médités,
Naviguent au gré de nos humeurs,
Quelques îles, si peu fréquentées,
Attendent le naufragé à chaque heure.

De nefs cotonneuses où se hissent
Nos pensées, insufflées par le zéphyr,
Côtoient les lettres inachevées qui glissent,
Vers d’inattendus récifs aux doux sourires.

Quelques plages de sables blonds dorés,
Parures de nos soirs ensorcelés d’été,
Et pour unique chemin, unique route,
Les lignes de nos cœurs, à l’écoute.

Au lointain, des tambourins résonnent,
Un sauvage, une eau indomptée s’écoule,
Dans nos sèves de vie, et façonne,
Le flacon et l’essence qui en découle.

L’océan de tes yeux, l’île irisée, point de fuite,
Nul ne peut résister, encore moins moi,
Quand de ton corps qui se glisse, séduite,
Tu caresses, d’une main lente, mon émoi.

Quelques nuages de cendres dorées,
Parures de nos soirs envoûtés de l’été,
Nous enveloppent comme unique draps et
A l’unisson, de battre nos cœurs à jamais.

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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