LES MOTS EN POINTILLÉS

LES MOTS EN POINTILLÉS

Le temps se suspend
Aux crochets de l’amour

Le vent vient de tomber
Sur ton corps assoupi

Le soleil se fait tendre
Et ma main se rapproche

Ton corps se ranime
D’une tendresse rebelle

Les persiennes de tes cils
Doucement me font signe

Le temps se suspend
Aux crochets de l’amour
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Nos vies sont opalines
Loin du marbre de la cité

Et voici l’ombre mouvante
De la déraison
Qui s’installe
Devant nos murmures

Ton souffle joue sur ma peau
Un zeste de survie
Pour calmer
Mon errance

Nos doigts s’enchevêtrent
Près du tam-tam intime
De nos cœurs
Enlacés

Nos vies sont opalines
Loin du marbre de la cité
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Des couleurs
Et du souffre

Comme la beauté d’un cheval au galop
Sur le grain de ta peau
Comme la beauté de l’enfer
Dans tes pupilles dorées
Comme la beauté de l’asphodèle
Sur tes lèvres offertes

Des couleurs
Et du souffre
Le long de nos corps qui frissonnent

La passion suit son cours
Dans le tumulte de nos sangs

Et nos sangs ne font qu’un tour

Notre union
Des couleurs
Et du souffre
Notre union

Rien d’autre n’a d’importance
Rien d’autre que nous
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 Mon regard se noie
Dans le tien

Nos luttes sont des combats de douceur

Nos chaînes se décroisent

Quand nos yeux se caressent
Tout se reconstruit
Le baume de la connivence
Nous délivre des peurs

Nos visages se mirent dans l’étang du bonheur

Et nos traces sur le chemin des envies
Laissent un sillon de tendresse

Mon regard se noie
Dans le tien

Nous sommes … 
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Juste un coin de lumière
Dessiné
Dans ton regard pastel

Une symphonie de douceur
Qui s’échappe
De ton rire-cavalcade

Tes lèvres qui palpitent
Et me disent
Je ne peux pas t’oublier

Mais tu t’éloignes
Et je m’accroche
À ton souvenir
À mes souvenivres désaccordés

C’était demain
Le temps m’est incertain

Il me reste de toi
Des mots insensés
Balancés sur des airs
Près du désert de ton absence

Le sable s’écoule …
Le sablier ne se retourne plus

Bernard Pichardie
( quelques « souvenivres » 
extraits du recueil « Peau Aimes » )




Bernard Pichardie dans Poésie.
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