Les parcs....

LES PARCS ONT LEUR HISTOIRE QUI NE PARLE PAS TOUJOURS DE FLEUR

 

Sous les ramures bruissantes d’un grand parc verdoyant,

Une Dame vieillissante rêvait en se taisant.

Elle paraissait fixée sur de lointains souvenirs

Qu’elle portait, fatiguée, en cachant mille soupirs.

Son visage amer laissait entre les rides,

Couler un peu de chair qui pesait sur le vide.

Sa main tremblait beaucoup, tel un gant de semoule,

Elle semblait être à bout de son chemin de houle.

Papillon seulement aurait pu la blesser,

En battant, doucement, des ailes à ses côtés.

Je la sentais fragile, en marge de beauté,

Presque encor’ puérile malgré toutes ses années.

Elle était là, futile, comme un miroir rouillé,

Attendant l’inutile sourire de pitié.

C’est alors qu’à ses pieds vint rouler, sans encombre,

Un gros ballon rayé qui gomma son air sombre.

La Dame, gentiment  se munit de l’intrus,

Qu’elle remit humblement à un gamin joufflu.

Fascinée par son calme, le petit nain tout blanc

Vint de toute son âme l’embrasser en disant :

« Oh grand merci, Madame, j’avais si mal visé,

Excusez donc ce drame qui vous a tourmentée !

Et d’une pirouette de s’enfuir rapidement,

Sans savoir que sa fête avait touché vraiment,

La Dame qui pleurait, doucement, doucement…

La Dame qui murmurait : qu’il est beau cet enfant ! »

Tout aurait pu finir, ainsi, tout simplement,

Mais la Dame de me dire encor’ très faiblement :

 

 

« Il m’appelle «  madame » mais c’est mon petit fils,

Vous avez vu sa flamme, je voulais crier : BIS !

Mon fils ne me parle plus, depuis bientôt vingt ans,

J’ai  vécu, comme j’ai pu, en prenant froid…. souvent...


 

 

 

 

 

 

ange dans Poésie.
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