Les silences de nos sociétés…

Qu’ai-je espéré maintenant
Que je suis devenu si vieux,
Moi qui n’avais aucune ambition,
De vivre la même chose chaque année !

Qu’ai-je à gagner de mes silences,
Quand on m’a toujours demandé,
De faire ici les mêmes chagrins,
Aux usines des génocides humains !

Avions-nous d’autres perspectives,
D’un semblant de fausses rives,
Qui dessinaient les sentes et les abords,
Près du fleuve de nos vies, juste au bord !

Ils ont pensé pour nous, quelques machines,
Bienvenue toutes ces bonnes inventions,
Bienvenue notre chagrin dans cette société,
Où ils sont effacés nos désirs !

Maintenant, que j’ai repris mon bâton,
Pèlerin migrateur à l’aube de la mort,
Je viens à vous, pour deviser de nos torts,
Je viens à vous pour me libérer de ce long

…Silence, je ne veux plus,
Fascination, je ne peux plus,
M’entraver, je ne désire plus,
Et de m’y replonger, je n’en peux plus !

Libérez de nos chaînes !
Rejetez tous votre haine !
Ayons la même ambition
Pour emplir nos poumons de passion !

Brisez vos chaînes de fierté,
Brisez vos entraves d’usines !
Et regardez l’horizon de toute beauté,
Avant que votre liberté ne disparaisse

A jamais !


N.B :
Second poème qui fut retenu pour le collectif "De l'humain pour les migrants" parution 2017.

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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