Les tambours du coeur

Au fond de moi j’entends des battements,
Sont-ce des tambours imaginaires ?
Ou est-ce l’amour qui chante dans l’air
Notre refrain, dans le zéphyr brillant ?
 
J’entends des cris et des chuchotements
Qui soufflent dans les corridors de l’amour,
J’entends les bravos des bains de foules, lentement
Qui retentissent comme des vagues, chaque jour,
Sur les écueils des mots oubliés, ô antiques phares,
De vos faisceaux éclairs, indiquez-moi, chemin faisant,
Le corps, le visage qui m’attend, poser un regard,
Sur un rêve. Et de mes ailes de lune m’envoler furtivement
Vers tes lèvres offertes au désir, sans atouts, sans aucuns fards.
Au fond de moi j’entends des battements,
Sont-ce des tambours imaginaires ?
Ou est-ce l’amour qui chante dans l’air
Notre refrain, dans le zéphyr brillant ?
 
J’ai cherché depuis trop longtemps
Des mots dans des textes déjà créés,
J’ai perdu beaucoup trop de mon temps
Pour conjuguer simplement le verbe aimer.
Des vieux mots oubliés dans les écrits
Des romantiques, et même si la mélodie
Reste la même, les mots dérivent de mon cœur,
Je sais que sans toi je ne suis qu’une tige sans sa fleur.
 
Au fond de moi j’entends des battements,
Sont-ce des tambours imaginaires ?
Ou est-ce l’amour qui chante dans l’air
Notre refrain, dans le zéphyr brillant ?
 
La nuit les hululements célestes versifient
Nos ébats, et la sueur abreuve nos déserts
Jusqu’aux embrasures où je me perds.
La nuit, la lune éclaire toutes nos envies
Et je rêve éveillé d’entendre encore ton rire
Par delà les monts et merveilles du plaisir.
Je bénie l’amour qui palpite dans nos cœurs,
Je prie chaque jour, de te perdre me fasse peur.
 
Au fond de moi j’entends des battements,
Sont-ce des tambours imaginaires ?
Ou est-ce l’amour qui chante dans l’air
Notre refrain, dans le zéphyr brillant ?

à mon épouse 

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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