La mort d'un gentilhomme.

Lettre tirée des archives familiales. (La lettre d'un de mes ancêtres à sa fille, avant de passer sous la guillotine sous la révolution Française). En vieux français, réécrit par mes soins, en essayant de garder l'esprit de l'époque, et l'authenticité.


 Mon enfant, si mes caresses, si mes soins ont pu, dans ton enfance, te consoler quelquefois, si ton coeur en a gardé le souvenir, puissent ces conseils, dictés par ma tendresse, être reçus de toi avec une douce confiance, et contribuer à ton bonheur.....

Prend l'habitude du travail... pour que ce travail puisse pourvoir à tes besoins, et que tu puisses être réduite à la pauvreté sans l'être à la dépendance...Les moyens du bonheur, l'exercice des arts, le travail de l'esprit, peuvent seuls te les donner. Songe de bonne heure à en acquérir l'habitude.

Le bonheur est un bien que nous vend la nature, il n'est point ici-bas de moissons sans culture.

Prends de bonne heure l'habitude de la bienfaisance, mais d'une bienfaisance éclairée par la raison, dirigée par la justice ...Que ton humanité s'étende même sur les animaux... Je ne te donnerai point l'inutile précepte d'éviter les passions...On peut n'être pas maître de ne pas écouter son coeur, mais on l'est toujours de ne pas l'exciter; et c'est le seul conseil utile et praticable que la raison puisse donner à la sensibilité est d'avoir su conserver l'estime de soi-même...

Hélas ! tous les humains ont besoin de clémence !

Si tu veux que la société répande sur ton âme plus de plaisirs ou de consolation que de chagrins ou d'amertumes, sois indulgente... J'entends cette indulgence fondée sur cette disposition heureuse qui porte à plaindre les hommes plutôt qu'à les condamner.

N'attends, n'exige jamais des autres qu'un peu au-dessus de ce que tu ferais pour eux...

Demain, je ne verrai pas le soleil se coucher, prie pour mon âme, je serai courageux, comme le fut notre bon roi Louis le seizième sur l'échafaud .  Prend soin de toi, mon enfant, les temps sont dangereux , ne m'oublie pas.  Vive le roi.  ( vive le roi fut barré par la censure de la convention, ainsi que les temps dangereux).

Sa lettre de mise à mort fut signée par Le Pelletier de Saint-Fargeau,  car mon ancêtre avait refusé de voter la mort de Louis XVI, et pris le parti des Girondins, il fut pourchassé et dut se cacher sept mois avant d'être dénoncé, car il avait dit Monsieur à quelqu'un qui l'avait bousculé au lieu de dire citoyen.
Voilà pour la petite histoire. Comme quoi la vie ne tient qu'à un fil, mais le destin était scellé.

Marc de St Point dans Poésie.
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delta delta Une triste page historique de votre noble et courageux ancêtre, fidèle à ses idées.
Lettre d'adieux très émouvante.

Si Versailles( Louis XIV ) m'était comté...

La monarchie en déclin, devait prendre fin
Le peuple mourait de faim..

Les excès monarchiques
Ont conduit aux exces de la jeune République. (Éclairée par les loges de lumières )

1789, La France tournait une page de son histoire, pour entrer dans l'apprentissage de la Démocratie.

Dans toute révolution s' inscrit le mot évolution.
ROSE Quelle belle lecture !!!
Votre ancêtre était d'd'une grande sagesse.
Il est mort digne et fier de ses opinions
J'admire son grand courage.
Merci marc pour ce partage
Marc de St Point Oui, Delta je suis d'accord avec vous, beaucoup de nobles n'étaient pas dignes de leurs titres, et ce n'est pas le " de ", qui fait la noblesse.

Les religieux ont encore plus de responsabilités, ainsi que la reine, qui n'a pas su écouter son peuple affamé, Louis n'avait pas assez de caractère, pour réagir plus tôt à la détresse de son peuple, et sa fuite à Varennes, l'a condamné.

De là à tuer son roi, l'exil aurait été plus humain.

Mais quand on voit l'exploitation de la France et des français par nos hommes politiques et le manque de moralité, on se demande si un retour à une royauté constitutionnelle ne serait pas pour finir un peu mieux, Nostradamus l'a prévu............

Quand aux loges des lumières, qui existe depuis 1717, et 1723 en France, mon ancêtre en faisait parti, et la lignée à suivie jusque maintenant, c'est pour cela que je ne peux qu'être d'accord avec votre réflexion étayée par vos extraits de " si Versailles m'était comté.....
coralie Quand le peuple devient trop oppressé il se révolte et c'est un bain de sang.
Aujourd'hui nos dirigeants l'ont il compris ?
Marie Antoinette disait si le peuple n'a pas de pain qu'il mange de la brioche ...



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