L'étoile tombée du nid

Griffer le plafond, tordre les murs
Et faire trembler la porte,
L'esprit s'ébroue en grinçant.
Le temps n'est plus à s'enliser
Quand l'horizon attend le gris-bleu
Du regard sous la paupière.

Rejeter les demi-teintes,
Lacérer les habits moroses,
Éclater le silence dressé en palissade,
Et les sanglots enfumés sur la pierre
Jaillissent vers la lumière des moissons.

Crier à longs traits, à grands coups de gosier,
Des tirades à goût de rance et de vert de gris
Pour secouer la laine feutrée des non-dits,
Des mascarades et des soumissions.

Le ciel s'enhardit jusqu'aux paumes des mains,
S'installe en tremblant sur le bord de la nuit
Et un grand souffle de vie soulève les deux ailes.

lalavandiere dans Poésie.
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