L'étreinte

L'étreinte

Serre-moi, serre-moi fort. Laisse mes yeux clore
Cet instant merveilleux et souvent écourté
Les bras emplis de notre bonheur reporté
Que mon infinie ferveur laisse toujours clore.

Ne dis rien, prend ma main et saisis tout dès lors
L’enveloppe, le fond sans limite ni clarté
Les râles qui rassurent jusqu’en aparté
Les maris, les amants, les amis qu’on honore.

Peu importe les propos des pies pavanant
Leur ramage chaque jour plus beau ou luisant
Vicieuses et jalouses aux regards argentiques.

Car on étreint sans réserve ceux qu’on estime
Et l’émoi suscité est toujours légitime
Pourvu que l'effusion soit simple et authentique.

CrayonGris dans Poésie.
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