L'étreinte

L'étreinte

Serre-moi, serre-moi fort. Laisse mes yeux clore
Cet instant merveilleux et souvent écourté
Les bras emplis de notre bonheur reporté
Que mon infinie ferveur laisse toujours clore.

Ne dis rien, prend ma main et saisis tout dès lors
L’enveloppe, le fond sans limite ni clarté
Les râles qui rassurent jusqu’en aparté
Les maris, les amants, les amis qu’on honore.

Peu importe les propos des pies pavanant
Leur ramage chaque jour plus beau ou luisant
Vicieuses et jalouses aux regards argentiques.

Car on étreint sans réserve ceux qu’on estime
Et l’émoi suscité est toujours légitime
Pourvu que l'effusion soit simple et authentique.

CrayonGris dans Poésie.
- 161 lectures - mention j'aime

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Lancelot C'est un poème qui donne raison aux vrais sentiments
A nous d'être sincères et de trouver les mots qui font la différence
S'aimer c'est ce respecter , s'aimer c'est aussi se laisser emporter par une douce frénésie !
Très joli texte
Amitiés
Lancelot
CrayonGris Merci Lancelot
Abdel.Koulla Sublime! merci poète!
CrayonGris Merci Abdel.Koulla ! Si vous aimez celui-ci, vous saurez certainement apprécier tous les autres !Ils sont ici pêle-mêle mais vous pourrez plus facilement les retrouver bien répertoriés sur mon site ;-)
Belle journée à vous !
Quasimodo c'est avec plaisir que je viens relire ce joli texte !
Amitiés
Quasimodo
Hubert-Tadéo Félizé Joli texte.
CrayonGris merci de vos visites Quasimodo et Hubert-Tadéo Félizé !
lilia02 J'aime particulièrement la dernière strophe de votre poème CrayonGris
CrayonGris Merci Lilia02,

Théodore de Banville écrivit :"(...)Le dernier vers du Sonnet doit contenir un trait - exquis, ou surprenant, ou excitant l'admiration par sa justesse et par sa force.
Lamartine disait qu'il doit suffire de lire le dernier vers d'un Sonnet ; car, ajoutait-il, un Sonnet n'existe pas si la pensée n'en est pas violemment et ingénieusement résumée dans le dernier vers.
Le poète des Harmonies partait d'une prémisse très juste, mais il en tirait une conclusion absolument fausse.

OUI, le dernier vers du Sonnet doit contenir la pensée du Sonnet tout entière. - NON, il n'est pas vrai qu'à cause de cela il soit superflu de lire les treize premiers vers du Sonnet. Car dans toute oeuvre d'art, ce qui intéresse, c'est l'adresse de l'ouvrier, et il est on ne peut plus intéressant de voir :

Comment il a développé d'abord la pensée qu'il devait résumer ensuite,

Et comment il a amené ce trait extraordinaire du quatorzième vers - qui cesserait d'être extraordinaire s'il avait poussé comme un champignon.(...) -Extrait de "Petit traité sur le sonnet"

Alors si je suis parvenue à tout celà, j'en suis ravie !
ARTISTE DE L'ART La dernière strophe est d'or.

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