L’Homme ce sapiens pensif.

L’Homme ce sapiens pensif.
 
L’homme, créature étrange,
Aux ailes brisées, déployées,
L’homme s’envole tel un ange,
Et chut par trop d’arrogance oubliée.
 
L’homme copie les oiseaux, court,
Et d’une obligation insaturée tente,
D’une envie folle de planer dans le cours,
De sa philosophie, froide et inexistante.
 
En ce temps là les hommes étaient
Arrogants de reconnaissance, parlaient
D’existentialisme, de crise identitaire,
Eprouvaient leur besoin d’anti sédentaire.
 
Mais voilà, ces temps sont révolus,
L’homme incite de jouir de toute la nature,
A concéder un sens à sa vie mise à nue,
Il discoure, déteste, note et rature.
 
Il s’admet volontiers vaincu face à la dignité,
Peut-être pense-t-il que s’autoriser faible,
Permet d’accepter d’être vaincu, humilié !
Ou ne serait-ce point donc une certaine humilité ?
 
L’homme butine ses festins en suivant sa destinée,
Exprime du poing quand il ne le faudrait point,
Anesthésie ces congénères, d’un  regard prêté,
Rares sont ceux qui sauvegardent leur honneur, aussi loin.
 
Au péril de la Dame du Lac, de la faune et de la flore,
L’homme oublie de préserver les rivières qui coulent.
Dans son cœur, il laisse une attention bien singulière. Or,
L’amertume de l’écume industrielle qui, dés lors, déboule,
 
Révolutionne son mental, dépasse sa compréhension.
Et d’une vérité « aplombée », -triste et illusoire tentation,-
Espère d’un chemin, d’un détour, la meilleure situation.
Certes, entre évolution positive et morale, l’approbation,
 
Semble si amère, entre plaisirs temporaires et faux conduits,
Il n’y a qu’un pas que l’arrogance sème sur la route et nous fuit.
L’orgueil qui nous entoure, nous murmure par le mépris,
A l’ombre de notre ère industrielle, triste vérité. Je découvris !
 
Et d’un cœur vieillissant par les souvenirs d’errance,
D’une tangente déplacée, broyés par les océans rances,
L’homme accepte en son âme et conscience, son délit,
Ô douce et ingrate sincérité, voici la triste vérité qui nous lie.
 
D’une quête oubliée, il cherche d’autres conquêtes,
Plus terriennes, néglige son émoi, laisse de côté l’envie,
Après tout ! les divins peuvent attendre sa requête,
L’homme s’enivre de ses richesses collectées et vit.
 
Le jour du jugement dernier, viendra pour régler
L’inventaire de sa culpabilité, il faudra bien noter,
Et se dire que tout compte fait ; le spirituel aura toujours,
Raison approuvé, et ainsi tourne le monde en ces jours.
 
Nul n’est tenu à respecter Nature,
Nul n’est tenu d’aimer les parures,
De vouloir profiter trop des autres,
Nous en perdons notre latin d’apôtre.
 
Je ne détiens pas la clef d’un mystère,
Encore moins j’apporte de solution,
Je note, j’annote, j’entre dans cet ère,
Je découvre en nous l’harmonie des tons.
 
Entre sagesse et délicatesse de l’être,
Entre le souci de l’être et du paraitre,
Je n’envie que ceux qui ont la clairvoyance
D’entrer dans cette ronde de l’errance.
 
Mais, sans aucun doute, je crois encore en l’Homme,
Moi, le poète, et m’unir avec envie et espérer
Pour chaque enfant, chaque femme et chaque homme,
Que les dirigeants de ce monde feront le bien de notre destinée.
 
© Patrice Merelle

Représentant RPFELP de France

Patrice Merelle dans Poésie.
- 200 lectures - mention j'aime

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. En savoir plus.