L’homme de la jetée

Des nuages, n’épousent-ils pas du rêve,
Quand l’écume, par les vents, se lève,
Et l’algue vainqueur part à la conquête
D’une plage tranquille, à la grève défaite.

D’une étoile que l’on contemple dans le sextant,
Comme une étoile filante sur Broadway,
D’une étoile a jeté un sort sur l’océan,
Comme une épave qui dérive, abandonnée.

Je t’attends sur l’océan de mes désirs, une île,
Et mon esprit à ton regard captif se voile,
Je suis l’âme vagabonde et tranquille,
Qui se dévoile pour le cœur d’une étoile.

Je suis assis, là, au bout de cette jetée, je t’attends,
C’est peut être les lois d’attractions de l’amour,
Quand, de ce quai, plus rien ne vit et sort du néant,
Ô Champs ! Vision merveilleux dans nos jours.

Embruns sur les grèves, chocs des titans,
Aux courroux des vagues majestueuses
Sur mon récif, sur mon corps, ah l’océan !
Emmène-moi, loin de ce quai ! Ô bienheureuse.

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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