L'horloge, comme un derviche tourneur (vidéo-lu)

Synopsis : successions d'analogies pour décrire le cadran de porcelaine d'une horloge comparé alternativement à la face de la lune dont le regard simiesque me fait penser au théâtre nô, à la robe ronde d'un derviche tourneur et enfin à la parcelle d'un jardinier macabre et silencieux qui, impitoyablement taille. Les heures écrites dessus me faisant penser aux topiaires de Le Nôtre.







Écrit & lu par Alain Cabello Mosnier le dimanche 5 juin 2016 à Paris. Durée 1:04.


Texte intégral de : L'horloge, comme un derviche tourneur

Un regard simiesque
Aux sourires caduques
La face si grotesque
Que personne n'éduque

Se pose comme la lune
Insensible aux tourments
Et laisse cette infortune
Au désespoir des vivants

C’est la robe d’un derviche
Sous-laquelle les gens regardent
tourner le cadrant qui affiche
Et jamais ne retarde

Toute une blancheur sépulcrale
Marquée des pas noirs de l’épeautre
Jonche son jardin idéal
Des topiaires de Le Nôtre

“Y raisonne le sécateur”
Annone une démente
Qui décompte les heures
Non sans avoir ouvert ses entes

Deux trous dans l’abdomen
servent à remonter le temps
Trifouillé par celui-là même
Qui voudrait l’arrêter un moment

Par Alain Cabello Mosnier le dimanche 5 juin 2016 à Paris

Poésies queer dans Poésie.
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