L'ODYSSEE

Mais que faire contre le destin !
Où l’amour est en vain ;
Où pour qu’on le possède il faut vaincre
Il faut vaincre et ne rien craindre


 
Que faire contre le destin les dieux de l’Olympes
Qui ont le savoir du destin de chacun ?
Mais que faire contre le destin,
Où l’amour est en vain.
Que faire contre le destin
Si de devin, l’on devient défunt ?
Aventures à travers le sang des siens
Leurs morts qu’on se reproche, mais rien ?
Non rien, contre le pouvoir des océans.
Mais on prêche le danger de vouloir être trop grand.
« Terres inconnues, peuples étranges ou autres démences,
Des combats survenus trop d’années durant,
Des guerriers simples marins, lassés du violent,
Et l’odeur du sang leur devient rance.
Des hommes qui voguent vers leurs passés guerriers de Troie,
Mais leur obéissance s’efface devant leur glorieux roi.
De leurs coeurs fatigués, lassés,
De vingt longues années d’odyssées
S’émane de l’amertume
Et la rage en écume !


Leurs âmes damnées du ciel
Pour avoir offensé le soleil
Pour n’avoir pas tenu leurs promesses,
Les voilà devant le tribunal des dieux et déesses,
Pour leurs torts s’ouvrent les portes de l’Hadès.

Mais pourquoi devant les dieux, l’humanité s’abaisse ?
Pour cette question sacrilège,
Pour avoir contester leurs privilèges
Les dieux me damnent loin de ma terre,
Des porteurs d’âmes et leur chair.


Et s’ouvre la porte du soulagement de tant de souffrance,
En se consumant, ils oublient les dieux et leur déchéance
Mais le destin s’acharne, pour d’autre la potence.


La survie d’Ulysse,
Dessine la vengeance
Le supplice.
L’aide d’Athéna, à l’horizon la violence.
Mais il germe une fleur aux couleurs de carences,
Elle a le don, le parfum, du bon sens.  

Fabien Rogier dans Poésie.
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