Lorsque poésie modifiée pour répondre à douce rose

Lorsque mon corps brisé par des années de lutte
Malgré tous mes efforts, trahissant mon orgueil  
Ne pourra plus sortir le champagne et la flûte  
Ma femme tu devras sous peu porter le deuil

Lorsque dans le jardin  disparaîtra  la fleur
Faute d’être arrosée et couverte d’orties
Il ne nous restera qu’à vendre j’en ai peur
Garder propre un terrain attirait les folies  

Lorsque je serai las de regarder le ciel 
De compter les nuages et d’écouter la pluie
Lorsque sera banal le plus bel arc-en-ciel
Commenceront pour moi de très longs jours d’ennuie 

  Lorsque je tremblerai en haut d’un escabeau
Pour n’avoir pas songé qu’il faut aussi descendre 
Tout ça pour décrocher un poussiéreux rideau   
J’oublierai mon orgueil pour appeler un gendre   

Lorsque piquant du nez au milieu des repas 
Je dormirai des heures en bavant dans l’assiette 
Ronflant comme un pochard la tête sur mon bras 
Je ne m’aimerai plus et déjà je m’inquiète 

 Mais je suis bien en forme et même vigoureux
Je bricole dedans et dehors je jardine
Tant qu’elle est près de moi et qu’on est amoureux
Je ne regrette pas notre vie citadine 

chavigner dans Poésie.
- 177 lectures - mention j'aime

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. En savoir plus.