Lumière estivale

Plane la démesure aux boucles des eaux fortes.
Roule à mordre le ciel un nuage entêté.
Dans l’espace tout chaud, ruissellent toutes sortes
D’effluves, de couleurs et d’haleines accortes,
Comme l’explosion du plus extrême été.

Les mousses jusqu’au soir lèchent le feu des pierres.
La terre sèche éclate, immobile, en songeant.
Quel aigu sortilège entrouvre ses paupières ?
Sur les monts, que de joie et de fougues altières !
Que de longs secrets tus sous les flaques d’argent !

O saison devant qui le cœur même sursaute !
Où l’amour capiteux ne répond qu’à l’amour.
O saison effeuillée ! ô parure sans faute !
Pour s’unir au soleil, la ferveur est si haute ;
Si haute est la magie étourdissant le jour.

Thierry Cabot (La Blessure des Mots)
http://www.accents-poetiques-editions.com/produit/la-blessure-des-mots/

Thierry CABOT dans Poésie.
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