Ma Cavale

Rue des crève-la-dalle, des sans-dents déserteurs un clope au bec et des poux dans la folie
Je poursuis ma cavale, et mes ruées dans la nuit vague-à-l'âme, au bout des mélancolies.
Pires, mes atmosphères de cynisme, mes itinéraires de petit vantard fin déchu,
Ma trogne étrange, et mes yeux méprisant le dandysme : j'aurais besoin d'un verre ou d'un cul
Ou d'un clair de salut. J'ai les tympans troués, guéris du silence des bâtards qui savent,
J'aspire à la danse des uns sur des gibets, des autres dans l'enfer secret des fonds de caves.
Parlez moins seuls, parlez-moi, n'ayez peur de rien, au-delà des censures,
Tournez vos regards vers les hauteurs, vous ne verrez rien que des cimes de pierre
Sous des tôles d'azur, des aubes d’airain et des nuits comme des brumes de cimetière,
Alors libérez vos langues, criez et mentez, jouissez ensemble, vivez à la démesure.
Et je bois, à m'exploser la rate, et je fume le scandale, et je prise le gravât et la chair,
Au plus près des dieux anciens les tristes vieilles vanités je réitère.
J'ai un festin à portée du désir, magnez-vous ! Ramez ! Rejoignez ma satire !
Tas d'emmerdeurs, frondeurs, étrangers, soulagez vos frustes années dans ce vain délire !

olivedzep dans Poésie.
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