Ma maîtresse la lune

Assis et recueilli sur ce banc public, attentif
Aux derniers passants, ces  noctambules
J’attendstrès patient,  l’éclat de ma vie
Déjà  l’horizon enflamméau vestibule
Couvresur  le jour son manteau furtif
 
Ma solitude accompagne, douce et  tendre
Ce nouveau silence parfumé  du jour effacé
Les  frêles squelettes bétonnés s’activent
Dans les dernières raies  de soleil cassé
Etla laiteuse noirceur me prend au ventre
 
Tu t’élèves  dece fond d’un invisible gouffre
Je m’émerveille de tes premiers faisceaux
Ilsjaillissent lumineux sur la grande  plaine
Et ta chaleur traque ma quiète âme  au lasso
Ilest alors, mes yeux fripons enfin ne souffrent
 
Ta présence nocturne, toi  ma maîtresse la lune
Gage ma béatitude en cette précieuse  nuit
Quandtu te dévoiles, claire figure mystérieuse
Et que le mascara de tes formes flatteuses me fuit
Sousles toiles abandonnées des jeunes  brumes
 
Voilà le temps cyclique de ta parfaite  rondeur
Tu jaillis conquérante au visage  de ma terre
Bouleverseles maladifs esprits maléfiques
Ravage les rivages de ces hautes marées fières
Maistu m’offres clémente un bonheur ravageur
 
Tu me portes rêveur  sur  tonvoyage stellaire
Qui m’amène au là bas de frontières insensées
Oùune chimère  lucide, toujours  renouvelée
Medécrit affective, un  stupéfiant  sourire  exalté
D’unevie merveilleuse, au  sage paradis
lunaire
 
Quand à l’heure tu descends de ton haut piédestal
Jete suis, mais soudain  bifurquent nos
deux  pistes
J’ouvre mes yeux  malins pour espérer déjà le  demain
Pourme trouver adopté au tombé  de ton assidu
orbite
Etprofiter noble au faste de ton explosif couché sidéral
☼ƑƇ

modepoete dans Poésie.
- 1505 lectures

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. En savoir plus.