Ma mère.

Voici trois ans que ma mère est morte, 

Et quand on l'enterra, Parents, amis, tout le monde pleura

D'une douleur bien vraie et bien amère.

Moi seul j'errais dans la demeure, surpris plus que chagrin; 

Et comme j'étais proche de son cercueil blanc, quelqu'un me fit le reproche

De voir cela sans larme et sans cri.

Douleur bruyante est bien vite passée, 

depuis dix ans, d'autres émotions, des biens, des maux, des révolutions,

Ont dans l'ombre des murs du château effacés sa mémoire.

Moi seul y songe, et la pleure souvent.

Depuis trois ans, par le temps prenant force,

Ainsi qu'un nom gravé dans l'écorce du vieux chêne, 

Son souvenir se creuse plus avant ! ( g de Nerval ).

Marc de St Point dans Poésie.
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