Ma petite mésange est morte.

Le matin, quel n'est pas mon bonheur d'ouvrir les volets de la cuisine, et de regarder les innombrables mésanges aux couleurs du ciel et du soleil, se précipitaient telles de petits anges sur les sorbiers où j'avais pris soin d'attacher d'appétissantes boules de graisse.

Spectacle merveilleux, dont on ne se lasse point, et chaque jour, je m'amuse à les compte, pas loin de dix huit à ce jour.

Ce matin, me promenant avec Maya, mon inséparable Westie, je vois celle ci s'arrêter au pied d'un vieux pommier, et j'y découvre la larme à l'oeil, une petite mésange inerte, le ventre déchiré, sans doute, par des coups de griffes.

Je l'ai ramassé avec délicatesse, contemplant son beau duvet, l'emportant pour un dernier voyage au pied d'un beau sapin bleu, où elle devait aimer se réfugier, quand le gros chat noir " Lucifer " du fermier voisin venait à rôder.

Vole petit oiseau , vers ton nouveau ciel.

Je repartis le coeur un peu gauche, me disant c'est la vie, un peu gêné même de porter autant d'attention à une si petite vie, alors que chaque jour, des milliers de personnes, dont des enfants meurent de faim ou sous les balles des guerres toujours cruelles et inutiles.

Je n'y peux rien, mon âme sensible s'est émue.

Le lendemain matin, en ouvrant mes grands volets rouges, je les comptaient à nouveau, pensant tomber sur le nombre Dix sept, mais  Oh divine surprise, j'en comptais deux de plus, le ciel me paru soudain plus beau et plus lumineux.

Je sus alors que ma petite mésange, partie pour les grands cieux avait exaucé mon désir secret.

Marc de st Point.

Marc de St Point dans Poésie.
- 409 lectures - mention j'aime

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. En savoir plus.