Ma terre natale

Chant I

Entends-tu ce bout de terre encore inconnue,
Entends-tu ce beau pays qu’est ma Picardie ?
Entends-tu ce bout de France pleine de vie,
Entends-tu le son des canons qui se sont tus ?

Cette terre frissonne au son des cathédrales,
Cette terre ensoleillée d’une fine pluie,
Cette terre fait écho à l’herbage pâle,
Cette terre par son époque resplendit.

Sais-tu ! le savais-tu qu’il y a eu des Rois
Ici, qui se sont fait couronnés dans ces murs,
Où des frères et des sœurs mouraient là, pour toi,
Quand les obus se sont dévoués sans murmures.

Des hommes, des tranchées et d’autant de souffrances,
Durant les deux dernières guerres mondiales
Se sont offerts à la faux de la mort en France,
Leurs âmes sont revenus en crucifix pâles.

Le bruit de la grenaille couvrait les hostiles
Cris que  les dictateurs prônaient en faux prophètes.
Et pour ces défenseurs morts, avons fait des îles
En leur mémoire ; une fois l’an c’est jour de fête.

N’oublie pas ici, que la lumière jaillit,
Pour tous nos frères tombés pour la Picardie,
Et la  Patrie, nous nous recueillons à l’abri
Des regards, sous ce ciel gris et profond qui prie.


"Dis-moi, te rappelles-tu de cette terre qui t'avait vu naître ? Un jour d'automne.
Et qui t''a vu devenir aujourd'hui cet homme !" 
Marcel Ditrosche 1904-1986

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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