Mademoiselle Aire

Mademoiselle Aire 
 
 Qui n'a pas son propre enfer
À supporter
Une feuille de solitude
Au bout du nez
 
Hors sol
Mademoiselle Aire
A avalé la mer
Pour laver sa fierté
À l'heure de sa pénitence
Aucunes étoiles 
Au-delà
Sûrement est le bonheur
 
Débraillée et vaseuse
Mademoiselle Aire a dérivé
La tête dans la cale
D'un navire fantôme
L'ombre d'elle-même
A nettoyé l'overdose
Au vinaigre sans alcool
Les tâches dissoutes
La terre a réapparu
Les mots durs
Sont devenus plus vagues
Et l'écume moins amer
 
Mademoiselle Aire
A reposé ses pieds sur terre
Est allée dormir à même le sol
Pour se réveiller
Sur un air tournesol
Où la pie bavarde
Chante avec les corbeaux
 
Le ciel s'est éclairci
 
Le noir et blanc s'est dessiné
Au fur et à mesure 
Sous les yeux
De Mademoiselle Aire
Le monde bouge
L'immobilité est un leurre
Sûrement est le bonheur
 
Qui n'a pas son propre paradis
À chercher
Une feuille de compagnie
Au bout du chemin
 



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James Px. dans Poésie.
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