Maladie

Je me lève encore les articulations rouillées,
Les muscles douloureux, tétanisés.
Chaque jours se ressemblent cela me rend nerveux,
Mais lorsque je vois ceux que j’aime j’oublie tout je deviens heureux.

La maladie, c’est le mal qui m’a dit que j’étais maladif,
Mais je ne baisse pas les bras la vie je la Kiffe,
Il y a tant de choses à vivre,
Tant de choses à rire et à sourire.

La vie m’aura mit les genoux à terre,
Je croyais ne pas me relever de cette galère.
Mais c’était dans ma première vie,
J’étais accompagné d’une personne sans envie.
Je ne voyais pas de lendemains,
Je me voyais finir mon chemin.

La maladie, c’est le mal qui ma dit que j’étais maladif,
Mais je ne baisse pas les bras la vie je la Kiffe,
Il y a tant de choses à vivre,
Tant de choses à rire et à sourire.
Heureusement, il y a mes enfants,
Toujours là avec enchantement,
Elles me portent comme mes deux béquilles,
Elles s’appellent Lilou et Marie.
Mes tourments elles m’aident à les porter,
Dans tous les hôpitaux que j’aurai côtoyé,
Malgré leur amour, je continue de sombrer.
Car le diagnostique n’était pas prêt de tomber,
D’hôpital en hôpital je serai balloté,
A cet instant l’enfer s’ouvrira sous mes pieds.

La maladie, c’est le mal qui ma dit que j’étais maladif,
Mais je ne baisse pas les bras la vie je la Kiffe,
Il y a tant de choses à vivre,
Tant de choses à rire et à sourire.

Mais pour l’instant j’ai le moral en berne,
Je vois ma vie de plus en plus terne,
C’est fini, je m’effondre, je tombe,
Tout vacille, s’effondre, hécatombe.
Moi le boxeur qui pendant vingt ans aura pris des coups,
Les bras ballants, la garde baissée, dans les cordes je suis à bout
Je n’aurai jamais un instant imaginé
Que se soit la vie qui me fasse chuter
Juste à temps, j’entraperçois la lumière
Je la saisie pour qu’elle ne soit pas éphémère.

La maladie, c’est le mal qui ma dit que j’étais maladif,
Mais je ne baisse pas les bras la vie je la Kiffe.
Il y a tant de choses à vivre,
Tant de choses à rire et à sourire.
Soixante séances de psy et quatre-vingt séances de kiné plus tard
Je me vois enfin sortir du noir
Le soleil balayera mon cœur blafard
J’ai plus de béquilles,
toujours mes filles,
Elles continuent à m’épauler,
Me considérer comme leur papa adoré.
Peu de temps après, leur mère nous laissera tomber,
Je croyais une nouvelle fois que tout allait s’effondrer.
Mais en fait, cette fois la vie m’aura déjoué,
Je rencontrerai peu de temps après la plus belle des fées.
 
 La maladie, c’est le mal qui ma dit que j’étais maladif,
Mais je ne baisse pas les bras la vie je la Kiffe,
Il y a tant de choses à vivre,
Tant de choses à rire et à sourire.
 
Je prends un nouveau tournant,
Elle vient avec ses deux filles, son regard pétillant,
Illuminer ma vie et me rentrer dedans,
Pour que de nouveau les mots s’écrivent pour longtemps,
Tout ne sera pas facile je vous l’assure,
Nous chercherons toujours un ciel bleu azur,
Malgré la douleur de la perte d’un enfant,
Qui nous accablera éternellement.
Toutefois la vie dans son acharnement,
Un fils, elle nous offrira comme par enchantement.
 
La maladie, c’est le mal qui ma dit que j’étais maladif
Mais je ne baisse pas les bras la vie je la Kiffe
Il y a tant de choses à vivre
Tant de choses à rire et à sourire
Oui la maladie est toujours là
Latente, mesquine, attendant le moindre de mes faux pas
Mais elle ne m’aura plus, jamais plus
J’espère que tu m’auras bien entendu
Saloperie que l’on appelle fibromyalgie,
Je t’aurai déjà donné deux ans de ma vie.
Maintenant laisse-moi en paix,
J’ai payé mon prix mais tu restes aux aguets,
Peu importe j’ai décidé de vivre ma vie
Comme je l’entends plein de sens et d’envies.

La maladie c’est le mal qui a dit que j’étais maladif,
Maintenant que nos vies se sont croisées je te kiffe,
Toi la vie qui a voulu que j’abandonne,
Je te prends en main, je trace ma route et te pardonne.

Reverslam dans Poésie.
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