Même si

Si rien n'a changé
Ni l'air ni le ciel
Moi j'ai trop changé
J'ai des souvenirs d'elle

En des sensations
Qu'on sent doucement
À la vue des champs de blés si blonds
Très très lentement
Très insidieusement
Reviennent des sentiments et douleurs incertaines

Si ça fait longtemps
Si tout a changé
Tout est aberrant
Moi je n'ai rien oublié

J'aimerais à chaudes larmes
Rendre enfin les armes
Pouvoir m'épancher pour s'il vous plait guérir
Mais derrière mes persiennes
Stagne l'eau glacée
Qui laisse en mes cernes ses traces d'humidité

S'il me faut mourir
Je l'accepterai
Je dis ça sans rire
La mort je me la donnerai

Je ne suis que ton ex
Toi tu es ma déesse
Je m'en vais en cure de désintox'
M'en vais me soigner
Par des opiacés
Qui à côté de toi font l'effet du Mandrax

Si tu me haïs
Je veux être aimé
Si tu viens t'excuser
Je te haïrai aussi

Si ça doit se passer
Ça se passera de commentaire
Que s'est-il passé ?
À présent comment faire ?
Tout comme en enfer
Sont mes jours sur Terre
Je vivote et j'erre
Mes strophes t'indiffèrent

Et qui peut comprendre ?
Moi ? Plus d’inspiration
Manque de tout de toi d’autodestruction
À quand molle amante religieuse la dispersion de mes cendres ?

Si tu ne me liras pas
Je crache quand même ces mots mauvais
Si j'avais su tout ça
J'aurais cru me crever
Plus tôt

Nisib dans Poésie.
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