Memento mori

Toi, la danseuse semblable à la colombe,
Memento Mori !
Contemple dans la glace tes jambes gracieuses,
Et le rouge ardent et doux de tes lèvres pieuses
Car le temps te les couperas pour que tu tombes
Dans un désespoir abyssal,
Et un regret fort colosal.
Ne danse pas avec l'éternelle Aphrodite.

Toi, le peintre pareille à l'oeil de dieu,
Memento Mori !
Rajoute sur ton torse du blanc et du vert
Et sur ton beau visage un peu de joie amère,
Car le seigneur t'amènera dans le feu
Pour que ta peaux devienne telle du charbon
Et toute tes toiles éphémères finissent haillons.
Ne peint pas un monde faussement merveilleux.

Toi, le poète être remplit d'idéal
Memento Mori !
Tu es un bateau qui ne laisse aucun sillage
Et que le poids des hommes tout les jours ravage.
Ta quête d'ailleur de sera fatal
Car tes mots disparaîtront des mémoires
Comme ton corps s'effacera de l'Histoire.
Alors, ne cherche pas en vain les fleurs du mal.

Memento mori!
Toi, le riche vivant dans ton palace
Toi, le pauvre vivant dans la crasse,
À la fin vous ne serez que des carcasses,
Que les chiens rongeront de leurs dents grasses.

Vous êtes Jésus, et le monde votre Judas
Sa seule trahison sera votre trépas
Mais pourquoi écrire tout ce que je pense
Après tout....
L'ignorance est votre seule connaissance.

Lucas dans Poésie.
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