Mémoire ponctuée

MEMOIRES PONCTUEES

Ma « mais moire » est morte.
Il reste des lambeaux
Comme le flambeaux,
Elle a brûlée en copeaux.
De ces copeaux de mémoire,
Je dois ponctuer mes propos.
La mémoire vive, s’effiloche, s’étiole,
Ma mémoire vivifie la cloche !
Le marteau frappe comme un gong !
Le gang est là,
Les neurones ne fluctuent plus
Sous les plis neuronaux, le mental s’est altéré,
Alternance et bégayement, les tiroirs de mémoire en couleurs
Mémoire et citations ne restent pas dans le bon tiroir : la terreur.
Le tiroir philosophique
Les tiroirs pour chaque mention de la vie : Je t’aime ? Que mange –ton ?
La peinture
La mémoire technique !
Les prénoms
Les noms des choses des objets du monde qui m’entoure
La lecture, la fonction nominaliste se déstructure !
Je ne maîtrise plus cet obstacle je construis ce mur !
Ce mur mental bien obscur pour tout à chacun
Et ce malgré les IRM, les scanners et ma biosphère.

A ceux qui font que la mémoire nous fait tenir comme un tout unique !
Ma tunique s’est l’habillé de mots, qui m’exaspère,
Il me manque du vocabulaire, le champ lexical se réduit, se rétrécit.  
Ma tunique c’est l’écrit, mon unique c’est ma pensée dispersée
Et dispensée, et dépensées en de vain maux
Je fige la mémoire autant ce faire que peut
Par l’écriture. La haie est trop haute.
J’abhorre le saut d’obstacle
C’est comme ouvrir le pentacle
J’écris vite et je bâcle
Le neurobiologique doit pouvoir me permettre que mon ordinateur  fonctionne de façon optimale
Merci Von Neumann. L’homme machine l’homme mécanique.
Je suis un perroquet    
Un apéro ; hoquet ; roter, péter, fonctions vitales bloquées !
Ou bien alors incontrôlées ? Maudites molécules !!!

Fabien Rogier dans Poésie.
- 1103 lectures

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. En savoir plus.