Merdiques souvenirs

MERDIQUES SOUS VENIR

Les cent vingt jours de sale eau
Je suis pervers : déjà vers sept huit ans,
La tentation de défoncer le cul du chat  
Tentation non vaine car faites avec délectation,
Maintenant de mes deux mains ce mammifère félin
Cherchant à me griffer, je lui enfonçais ce dard si précieux
En ses entrailles,
Jamais je n'ai entendu, aussi strident et depuis un miaulement qui piaille
Qui dérange
Le coup de va et vient avec le sang qui pissait et qui giclait,
Ce regard félin qui me scrutait tentant de me dire si j'étais un tigre tu morflerais
Et que dire de la peluche PANDA,
Qui a du subir moult assauts de ma part
A son encontre que d'amour j'ai eu
Mon objet transitionnel, devenu passionnel
Une autre aurait dit obsessionnel.
Cousu
Décousu,
Recousu
Il l'a été
Jusqu'à ce que je passe au réel.
Je m'occupe de mon petit frère.
Il en a avalé et bavé.
Mais comme le chat ou la peluche
Il n'a jamais rien dit
Il aimait ça
Nous aimions cela.
Ces caresses voluptueuses
N'étaient finalement pas sales
Mais salasses et juteuses
La jouissance de l'amour au masculin
N'a pas d'équivalent lexical.
Il me manque de la précision adverbale
Pour être plus fin dans nos jeux achilléens.
Incision de la douleur
Collision de la couleur
Elision de l'incestuel…  

Fabien Rogier dans Poésie.
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