Mon ami

Mon ami
Mon ami, mon héros, valeureux compagnon
Sous les cieux tantôt gris tantôt bleu mais qu’importe
Nous irons, je te suis, où la foi nous emporte
Librement en volant tels deux beaux papillons

Je la tiens cette main qui a pris le flambeau
Par lequel tu traçais le chemin de nos rêves
Nous rêvions dès la nuit du soleil qui se lève
Car enfants nous aimions écouter les oiseaux

Ce que j’ai maintenant je l’avais tout enfant
Le désir de chanter et celui de l’errance
Je criais et toi-même en bravant la souffrance
Me donnait de l’amour et l’ardeur en chantant

Nous voilà, compagnon, à l’orée de ce bois
Où jadis un peu fou on gravait sur les arbres
Certains mots ou des cœurs mais plus forts que le marbre
Demeurant par le temps aussi doux qu’autrefois

Dans le ciel j’admirais les ballets d’étourneaux
Et toi-même admirais dans le ciel les nuages
Nous aimons compagnon évoquer ces images
Qui rendaient à ce jour chaque instant vraiment beau

Nous sentions certains jours la tristesse ou la joie
Tel un feu capricieux sur le point de jaillir
Nous sentions aussitôt sans avoir à le dire
Ou l’envie de pleurer ou de rire aux éclats

Je n’avais point de peine à trouver dans tes yeux
Quelque fois un désir innocent ou coupable
J’acquiesçais d’un regard entendu et aimable
Et la main dans la main nous marchions silencieux

Certain soir tu partais en marchant tristement
Et moi-même en marchant je portais dans le cœur
Le chagrin d’une image ou d’un mot trop farceur
Que l’éclat du matin effaçait promptement

Nous n’avions nul souci ni du noir ni du blanc
Nos couleurs étaient gaies car mêlées aux plaisirs
Dans la toile arc-en-ciel de l’enfance en délire
Nous puisons aujourd’hui les images d’antan

Nous voici à présent installés sur un banc
Devisant à loisir des couleurs automnales
Et pendant que venait la lueur matinale
Je sentais dans mon cœur refleurir le printemps

Abdel.Koulla dans Poésie.
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