Sous une toile cirée

Dans un coin de la rue sous une pluie battante
une toile cirée  semble bouger un peu
Impossible pourtant que ce soit une tente
Et pourtant en dessous respire  un malheureux

Depuis longtemps déjà la froidure est intense
Et chaque geste coûte à l’homme démuni
Il vit mieux que lui, le gibier de potence
Qui dort bien au chaud et fait toutes ses nuits

Il fut retrouvé mort par un triste matin
La bouteille de vin encore dans sa main
Comme sa mort enfin  libère la ruelle
Pas de recueillement  pas la moindre  chandelle

chavigner dans Poésie.
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